Le salon de l'enfance en Touraine
Des clés pour grandir

Mon enfant raconte des mensonges…

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Pas d’affolement ! Tous les enfants mentent, à des degrés divers, et le mensonge doit être interprété comme le témoin « normal » d’une progression de leur maturité. Toutefois, selon l’âge de votre enfant, il n’a pas tout à fait le même sens ….

Chez le tout-petit (moins de 2 ans 1/2), il n’existe pas encore, tout simplement parce que son niveau de langage et ses capacités cognitives ne le lui permettent pas encore.

Entre 3 et 6 ans, il fait mal la distinction entre la réalité et son monde à lui. La plupart de temps, il ne ment pas, il enjolive ou transforme la vérité :
–          pour ne pas vous décevoir et continuer de vous plaire
–          pour se sentir plus fort
–          pour s’opposer à vous et vous faire réagir si vous êtes trop exigeants
–          pour garder un jardin secret et se donner le droit d’être autonome.

Mentir n’est donc pas forcément une mauvaise chose. C’est même plutôt le signe d’une imagination active et d’une bonne santé émotionnelle ! Evitez donc de vous mettre en colère ou de le juger et aidez-le à faire la différence entre le « c’est pour de vrai » ou le « c’est pour de rire » !

Ce n’est que vers 6/7 ans que la différenciation entre réel et imaginaire devient plus nette. Et ce n’est souvent qu’après 8 ans que le mensonge acquiert une dimension intentionnelle. A cet âge, on distingue 3 grandes catégories de mensonges :
–          Le mensonge « blanc », pour plaire à quelqu’un ou pour protéger son estime de soi
–          Le mensonge « défensif », par omission ou afin d’éviter les conflits ou les punitions
–          Le mensonge « délibéré », pour manipuler un individu dans le but d’en abuser ou pour faire quelque chose de mal sans se faire prendre.

Dans tous les cas, dîtes-lui que vous désapprouvez son comportement, mais mieux vaut éviter le conflit. Essayez plutôt de comprendre avec lui les circonstances. Quoi qu’il en soit, des mensonges à répétition sont le signe d’une angoisse sous-jacente et doivent être pris en considération.

Sandrine PORCHER
Coach parental et formatrice

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